Nouveau millénaire sauce misère,
Salaires pour la peur, des prêts pour les chaînes,
Se loger impossible, loyers trop élevés,
Désolé, Monsieur, votre emploi est précaire.
Répression, racisme, ostracisme.
Ha Jaurès si tu savais, Jaurès !
Du pain et des jeux pour le peuple !
On régresse, Jaurès, on régresse…
Si tu nous aimes encore, écoute-moi un instant.
Ecoute, Jaurès, cette mère qui chiale…
Par fatigue, par honte et aussi par faiblesse…
Ecoute un peu ce père qui s'bat, pour rien…
Humilié, dénudé, son usine est ailleurs...
Le pognon, y'a plus qu'ça, Jaurès !
Rien n'a changé dans l'fond !
Mais notre belle Fraternité ?
Elle était pourtant inscrite au fronton !
Ils écrasent tout, précarisent,
Achètent l'état et la justice !
Dis-moi ce qu'on doit faire, Jaurès ?
J'me sens un peu perdu, ridicule…
Les syndicats ont dégagé,
La liberté ça se contourne,
Rien à faire, tout était prévu,
On a même plus de socialistes,
Jaurès, accroche-toi bien, écoute
Ils bouffent du caviar, du caviar…
Viens voir ces mômes, Jaurès, regarde,
Ils n'ont plus qu'un seul rêve en tête
Footballeur ou star de télé !
Avoue que ç'valait le détour...
Putain, Jaurès, c'est ça la France ?
C'est ça notre gloire ? C'est là notre force ?
Faut qu'on leur donne des armes, des mots !
Faut leur apprendre à réfléchir !
Mais même l'école, Jaurès, déconne…
On lui a volé tout son fric,
L'égalité aussi, Jaurès…
Faut payer pour apprendre, payer…
Ca y est, c'est l'grand retour de l'ordre
Et de l'inénarrable respect,
Mais l'respect, Jaurès, ça se gagne,
Ca ne s'impose pas, hein Jaurès ?
Reviens Jaurès, leur expliquer.
Ils ont oublié, tout oublié.
Ils se dispersent, s'éclatent, s'disputent,
Jaurès, tu t'caches où dans tout ça ?
Putain, Jaurès, c'est dur, c'est dur…
Salaires pour la peur, des prêts pour les chaînes,
Se loger impossible, loyers trop élevés,
Désolé, Monsieur, votre emploi est précaire.
Répression, racisme, ostracisme.
Ha Jaurès si tu savais, Jaurès !
Du pain et des jeux pour le peuple !
On régresse, Jaurès, on régresse…
Si tu nous aimes encore, écoute-moi un instant.
Ecoute, Jaurès, cette mère qui chiale…
Par fatigue, par honte et aussi par faiblesse…
Ecoute un peu ce père qui s'bat, pour rien…
Humilié, dénudé, son usine est ailleurs...
Le pognon, y'a plus qu'ça, Jaurès !
Rien n'a changé dans l'fond !
Mais notre belle Fraternité ?
Elle était pourtant inscrite au fronton !
Ils écrasent tout, précarisent,
Achètent l'état et la justice !
Dis-moi ce qu'on doit faire, Jaurès ?
J'me sens un peu perdu, ridicule…
Les syndicats ont dégagé,
La liberté ça se contourne,
Rien à faire, tout était prévu,
On a même plus de socialistes,
Jaurès, accroche-toi bien, écoute
Ils bouffent du caviar, du caviar…
Viens voir ces mômes, Jaurès, regarde,
Ils n'ont plus qu'un seul rêve en tête
Footballeur ou star de télé !
Avoue que ç'valait le détour...
Putain, Jaurès, c'est ça la France ?
C'est ça notre gloire ? C'est là notre force ?
Faut qu'on leur donne des armes, des mots !
Faut leur apprendre à réfléchir !
Mais même l'école, Jaurès, déconne…
On lui a volé tout son fric,
L'égalité aussi, Jaurès…
Faut payer pour apprendre, payer…
Ca y est, c'est l'grand retour de l'ordre
Et de l'inénarrable respect,
Mais l'respect, Jaurès, ça se gagne,
Ca ne s'impose pas, hein Jaurès ?
Reviens Jaurès, leur expliquer.
Ils ont oublié, tout oublié.
Ils se dispersent, s'éclatent, s'disputent,
Jaurès, tu t'caches où dans tout ça ?
Putain, Jaurès, c'est dur, c'est dur…
par Vini
publié dans :
Chroniques